Acte 3
Rendez-vous à Montréal pour un temps indéterminé. J'ai rejoins Alan qui apprécie pas mal sa vie québécoise entouré de jolis gens, que j'apprécie également, ça tombe bien.
Acte 3.
Mais ne vous demandez pas pourquoi cet acte est le n°3 et non le 4 ou le 2. C'est ainsi. Question de ressenti.
Montréal est une ville très charmante, l'une des premières villes canadiennes et officiellement crée en 1642. Elle a dans un sens moins de charme que Québec City qui est superbe architecturalement parlant, mais Montréal est différente dans sa beauté.
Ville à cheval entre deux langues et deux mondes. Ville résolument bilingue et vivante. Ville enracinée dans sa culture québécoise mais qui reste ouverte vers l'extérieur. Montréal est unique et à vivre. Le vieux Montréal est enchantant avec ses murs de pierres granit qui nous racontent un à un leurs histoires... Montréal raconte à qui veut bien prendre le temps d'écouter.
L'été laisse place aux multiples festivals et zones piétonnes mais également aux artistes/artisans nomades présents à certains endroits de la ville. Et il y a de jolies découvertes.
Journal d'une végane expatriée au Canada, ou d'une petite fée en quête d'un ailleurs...
vendredi 29 juillet 2011
Fête de la Saint-Jean à Québec City en version flash back
La fête de la Saint-Jean c’est euphorisant, mouillant (vive la pluie) et alcoolisé !
C’est un jour, où tout à coup, toute une province se pare de bleu, de blanc et de lys exprimant leur fête nationale à leur manière. Le 1er juillet pour les canadiens anglophones, fête de la reine, Canada Day se transforme au Québec en la fête de la Saint-Jean Baptiste, le week-end du 24 juin… Mais ceci est un secret de polichinelle ;-).
Voyez en images :
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| Fred Pellerin à l'écran |
Bon le ridicule ne tue pas, on ne plaisante pas avec la fête nationale québécoise.
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| Les queues de castors, incontournables pâtisseries made in Québec... |
Un monde sépare les québécois du reste du Canada, les francophones des anglophones, d’une culture à une autre, d’une histoire à une autre. Et pourtant : c’est d’abord la même Histoire, le même héritage, le même commencement : colonisations, émigrations vers une nouvelle terre. D’abord des français à partir du XVIIème siècle, puis des anglais un peu plus tard, des irlandais au XIX ème siècle , puis plus tard des italiens début du XXème etc… (condensé hyper lacunaire je l’avoue mais vous pouvez compléter tout seul ! ;-)
Le Québec : c‘est ici que tout a commencé et que les premières légendes de colons se sont crées…
C’était d’ailleurs le thème de cette Saint-Jean : les légendes. Et elles sont nombreuses et semblent encore bien vivantes. Fred Pellerin est l’un des plus fameux représentant actuel semble t-il. Tout comme en Bretagne, peut-être tout pareil mais en fait si différent. Et quand vous écoutez leurs musiques traditionnelles, parfois vous vous étonnez d’entendre une Ridée ou autre musique typiquement bretonne. (Fait étonnant quelque part en rapport au nombre moins important de celtes immigrants par rapport au reste.) Ce pays est teinté de couleurs celtes parfois sans trop se l’avouer : ils les dansent et les vivent différemment. Nous sommes au Québec, province à la culture bien vivante, à son français si fièrement parlé et entretenu, si riche aussi, à l’Histoire intéressante mais si peu contée dans les écoles et qui a le sens du spectacle et de la fête.
Evidemment, en demi-teinte tout ceci ne s’est pas fait sans heurt avec les nombreux et inévitables affrontements avec les natifs…
Mais les histoires/l’Histoire ne se construit pas sans heurts et sans tragédies, puisque ce sont les humains qui les écrivent/la font…
mercredi 27 juillet 2011
Aspen Valley Wildlife Sanctuary : bilan et pensées
"Une affirmation se propage : l'être humain est un membre de la communauté du vivant et il est de sa responsabilité de la respecter et de la faire respecter."
Jean-Claude Hubert, biocentriste. Les temps biologiques (extrait)
*********
Imaginez un sanctuaire au milieu d’une forêt canadienne faite de granit, de pins et de feuillus (érables, cédars…), en plein Muskoka, accessible par un chemin de traverse caillouteux. Imaginez un lieu de tranquilité et de paix pour les animaux, à 40 min de la biosphère de Gorgian Bay avec son parc provincial et ses 30 000 iles et à 1h30 du parc Algonquin, célèbre pour ses couleurs d’automne.
Rare sont pourtant les évènements d’une vie qui se rapprochent d’un moment de bonheur partagé et indescriptible. Trop précieux pour se laisser éparpiller, il se fait jalousement discret…
A vrai dire, en 6 ans de volontariat, c’est la première fois que je suis aussi partagée entre mes mauvaises et bonnes expériences. La cohésion avec l'équipe de volontaires de façon générale ne s'est jamais vraiment faite. Manque de convergences ou différences parfois abyssales d'etat d'esprit et d'univers.
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| Artisan Market, Port Carling. |
En revanche au niveau de l'AVWS team, je remercie Julia, Manager d’Aspen Valley qui se donne à fond pour la bonne marche de ce lieu et pour l’accueil des volontaires. Grâce à elle, j’ai pu acquérir cette expérience précieuse de pouvoir être au Artisan Market de Port Carling. En langue anglaise, j’ai aidé Marilyn Cole, Administratrice, à vendre les produits artisanaux d’Aspen Valley et faire la promotion des activités et des objectifs du sanctuaire.
Je remercie également Brenda et Janelene Kingshott qui font un travail quotidien formidable auprès des animaux. Merci à Brenda et Julia de m’avoir permis de finir mon volontariat en beauté en accueillant les visiteurs au sein du sanctuaire en tentant d’expliquer, avec l’aide de Paul, notre raccoon ambassadeur, pourquoi les animaux sauvages ne font pas de bons animaux domestiques et doivent rester sauvages.
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| La belle Luna, qui m'a fait l'honneur de contacts et de joies à chaque fois que je venais la voir... Malgré qu'elle est louve et donc imprévisible... |
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| Toujours Luna, à défaut d'avoir pu prendre des photos correctes des autres loups trop craintifs et préférant l'observation des hommes en restant loin des regards... |
Rencontres animales magiques avec des ours et des biches sauvages. Dommage je n’ai pas pu prendre de photos des ours exceptés ceux en cours de réhabilitation et je n’ai croisé la route d’aucun cerf ou élan (moose)… Je n’ai pas non plus eu cette chance avec les loups sauvages qui sont parti se réfugier, il y a bien longtemps (un lointain tout relatif et mystérieux), davantage vers le nord, dans les terres moins occupées par les hommes.
Ils sont encore entre 52000 et 60000 dans le Canada (chiffre de 2010), comparé aux ridicules 168 en France (chiffre de 2010) qui inquiètent pourtant la FDSA voulant casser du loup, aveuglée par sa mentalité anthropocentriste et ses intérêts économiques qui vont de pair.
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| Lucky, l'un des animaux permanents du sanctuaire. Son histoire comme celles des autres est sur le site de l'AVWS. Personne très imprégnée de l'humain, je n'ai pas eu beaucoup de peine à l'approcher ;-) |
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| Rencontre sauvage... |
Il existe un certain niveau de protection de cet animal, bien plus fort et efficace au Canada (malgré les nombreuses victimes de la chasse). Aspen Valley est d’ailleurs le plus grand centre de réhabilitation du de l’ours brun où chaque année, entre 10 et 50 ours sont relâchés à l’âge de deux ans, âge de l’autonomie.
« Black bear cubs become orphaned for many reasons. Aspen Valley raises between 10-50 bear cubs each year. All cubs are born in January or early February. They would stay with the mother until the age of 2. All the cubs rehabilitated at Aspen Valley are released at the age of 2 to start their life in the wild.”
Petit rappel à ce propos : Qu’est-ce que l’Aspen Valley Wildlife Sanctuary ?
Ce sanctuaire a été fondée par Audrey Tournay dans les années 70, un peu par hasard, et a pour objectif de réhabiliter la vie sauvage blessée ou orpheline à cause de l’intervention humaine. Elle est officiellement licenciée par le ministère des ressources naturelles et a donc des règles strictes à suivre mais ne touche pas pour autant une quelconque aide financière de sa part, le sanctuaire vivant grâce aux dons, aux ventes de ses produits et au volontariat. L’autre objectif est d’éduquer le public pour une meilleure compréhension de la faune locale et accueille également des animaux dont leur présence ici est le résultat de mauvaises rencontres humaines (accidents, détentions illégales en tant qu’animaux domestiques, ou détention d’animaux exotiques en l’absence de protection juridique, passés douloureux…). Aspen Valley leur a offert une possibilité de vivre enfin en paix en répondant au mieux à leurs besoins psychologiques et physiologiques…
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| Au Kindergarden... |
Ce sanctuaire a été fondée par Audrey Tournay dans les années 70, un peu par hasard, et a pour objectif de réhabiliter la vie sauvage blessée ou orpheline à cause de l’intervention humaine. Elle est officiellement licenciée par le ministère des ressources naturelles et a donc des règles strictes à suivre mais ne touche pas pour autant une quelconque aide financière de sa part, le sanctuaire vivant grâce aux dons, aux ventes de ses produits et au volontariat. L’autre objectif est d’éduquer le public pour une meilleure compréhension de la faune locale et accueille également des animaux dont leur présence ici est le résultat de mauvaises rencontres humaines (accidents, détentions illégales en tant qu’animaux domestiques, ou détention d’animaux exotiques en l’absence de protection juridique, passés douloureux…). Aspen Valley leur a offert une possibilité de vivre enfin en paix en répondant au mieux à leurs besoins psychologiques et physiologiques…
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| Les gants : c'est pour les raccoons agressifs... Un des petits qui ne voulait pas boire la formula et qui était malade si je me souviens bien. Ils étaient tellement nombreux à un moment ^^". |
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| Amount of food, Kindergarden. |
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| Repos bien mérité. A noter que le sanctuaire réhabilite plus d'une centaine de raccoons chaque année. |
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| Une de mes rencontres au fil de mon volontariat. |
Concrètement, nous devions, au sanctuaire, trouver un moyen d’empêcher un ours d’accéder à Raccoon City la nuit venue, de défoncer la porte des cages et donc de libérer les ratons laveurs en cours de réhabilitation, tout ceci afin de récupérer la nourriture laissée par nos soins. Les ours ont un sens olfactif très développé.
Après la vaine mise en place de clôtures électriques, puis, de barbelés, nous avions enfin compris que l’ours grimpait aux arbres et que nos installations ne servaient pas à grand-chose… Nous avions pris la décision temporaire d’enlever la nourriture des raccoons chaque soir, tandis que l’on surprit l’ours une fois à s’y mettre pendant la journée… Intelligents vous disais-je.
Jock, l’un des membres du sanctuaire (à multiples compétences et d'une réelle gentillesse) installera (ou l’a probablement déjà fait au moment où je publie cette page) des panneaux fins en tôle autour des arbres pour l’empêcher de grimper. Je ne serai pas là pour voir les résultats qui j’espère seront positifs.
Je n’ai jamais dit que c’était facile de vivre avec d’autres animaux sauvages, dont les prédateurs, mais ça s’apprend. Cohabiter avec la faune sauvage dont tous ces animaux injustement incompris et considérés (comme ceux appelés « nuisibles », ou les prédateurs), demande oui, une certaine adaptation et flexibilité. Ceci est certainement plus difficile que de les tuer pour s’en débarrasser. Je pense que l’être humain doit surtout prendre ses responsabilités et mûrir. Cette responsabilité nous incombe de part notre supériorité d’une certaine manière puisque nous sommes l’espèce avec le plus fort impact sur notre planète (d'ailleurs de plus en plus de scientifiques n'hésitent plus à dire que nous sommes entrés dans l'ère de l'anthropocène et que nous avons entamé la 6ème extinction de masse. (source : National Geographic, March 2011)), et cette supériorité ne devrait plus servir à détruire et asservir mais à protéger… Et c’est juste une question vitale et de bon sens… Mais le bon sens ne va pas de pair avec les intérêts économiques actuels.
Au bout du compte, cette expérience a été enrichissante. En tant que volontaire, nous n’avions pas la possibilité de nous investir trop loin, l’accès à certains animaux en cours de réhabilitation nous étant interdit (bears and deers, sauf exceptions) et personnellement j’ai tout appris seule, au fur et à mesure, (peut-être un peu trop d’où mes frustrations : 4 semaines passent très vite et trouver sa place se fait progressivement…) en observant les autres, en posant des questions et en lisant les différents classeurs mis à ma disposition. Le travail ici consistait à 80% au nettoyage des cages et des enclos, à l’entretien du site mais également : planifier, nourrir, soigner, réparer, accueillir les visiteurs, promouvoir le sanctuaire… Cela m’a également permis d’apprendre et d’évoluer sur certains points, notamment concernant la problématique des animaux en captivité, de leur nutrition, et des zoos qui restent pour certains, à mes yeux respectables dans la mesure où les zookeepers réfléchissent constamment à l’amélioration des conditions en captivité des animaux et de l’enrichissement de leur environnement et où leurs objectifs principaux sont : le bien-être animal, l’éducation du public et la conservation des espèces en danger. Cela ne marche pas toujours, mais ces quelques zoos ont leurs succès dans ce domaine. Malheureusement ils ne sont pas majoritaires dans cette éthique et au fond je doute de la réelle efficacité de cette éducation, aussi louable soit cette mission… Etant sceptique sur la nature humaine et ses préoccupations quotidiennes…
Je préfère néanmoins l’approche des sanctuaires et je rêve toujours de cette transition vers une société moins anthropocentriste et moins spéciste… Monde utopique mais en construction, dans cette guerre déclarée (réelle pour ceux qui en douteraient…) entre les opposants à la protection animale qui se noient dans leurs amalgames , leurs mensonges et leurs propagandes et les partisans d’une autre relation aux animaux non-humains, d’une autre société, plus mûre, plus évoluée, plus responsable.
(Un maximum de photos dès que possible, probablement en 2 ou 3 parties + photos de la fête de la St-Jean que je voulais mettre depuis fort longtemps, donc ce sera version flash back... Mauvaises connection et manque de temps obligent...)
(Un maximum de photos dès que possible, probablement en 2 ou 3 parties + photos de la fête de la St-Jean que je voulais mettre depuis fort longtemps, donc ce sera version flash back... Mauvaises connection et manque de temps obligent...)
mardi 21 juin 2011
Fils de vie...
Ma p'tite citation du jour, pour commencer la journée ? =)
"On n'hésitera pas une seconde à tirer un coup de chapeau au mouvement végétarien, dont tant se gaussent. Il se pourrait qu'il soit l'un des mouvements sociaux les plus responsables de la planète. Et, à la réflexion, le conditionnel n'est pas de rigueur."
Fabrice Nicolino - Bidoche
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Toronto, terre de rencontres et de festivals...
La saison estivale bat son plein, nous voici, âmes qui vivent, parmi une activité urbaine constante, les festivals dans toute leur diversité se succèdent les uns après les autres.
Eclats de vies avant le redoutable hiver...
Peut-être pourra t-on être présent au festival de métal qui se tiendra le 23 et 24 juillet (où je me ferai un plaisir de voir Rob Zombie.). En attendant, je quitte temporairement les rencontres que j'y fait ici pour Montréal et l'Aspen Valley Wildlife Sanctuary, non loin de l'Algonquin Park. (J'espère revoir très vite Sherman et Sophia. Je les ai trop peu vus et il me tarde de mieux les connaître). Nous partons demain.
Je pense que le fait de ne pas trouver de travail m'incite à aller voir ailleurs et souffler un peu. J'ai besoin de voir autre chose...
Il faudrait peut-être aussi que je me remette en question pour savoir pourquoi j'ai autant de difficultés à me faire une place professionnelle ici (même si je sais ne pas être la seule dans mon cas, les temps sont dures ici.)... Pourtant à ma première interview, j'étais tirée à 4 épingles, peut-être un peu trop pour une auberge de jeunesse. Les conseils avisés ne sont pas forcément toujours adéquats... Surtout me concernant. Je sais que c'est mon manque de sincérité qui a joué, je n'étais pas moi-même là-bas et ça s'est vu.
D'un autre côté, je ne suis plus prête à accepter n'importe quel travail comme je le faisais avant. J'ai besoin d'une certaine cohérence dans mes démarches et je ne veux plus perdre mon temps professionnellement parlant.
En attendant, je pars découvrir Montréal et mon sanctuaire. J'espère profiter de ce volontariat pour élargir mes compétences (Il y a pas mal de positions intéressantes et tenir une bibliothèque ou faire du travail de bureau peuvent toujours servir pour plus tard...)
Et puis être pendant un mois en pleine nature, proche de l'un des plus beaux parcs provinciaux et être au contact d'animaux non-humains sauvages ou non ? Priceless for me... (Ca n'a pas de prix pour moi...)
Quant à Alan, il a une très bonne raison d'aller à Montréal puisqu'il a une interview très intéressante avec Ubisoft le 29 juin, et je croise très fort les doigts pour lui pour que ça marche. On en profitera pour rencontrer son pote québécois (vive internet) et passer les fêtes de la Saint-Jean ! =)
********
J'ai eu l'occasion de rencontrer "Feifei" lors d'une des actions militantes en faveur du Falun Dafa, il y a quelques jours. Non je ne vous parle pas dans une langue inconnue et encore moins de secte (comme je l'ai pensé pendant un court moment). Grâce à cette jeune fille, j'ai pu enfin comprendre (parce que les chinois que je croisais jusqu'à présent, ne me parlaient qu'en chinois -_-"... Le fait que ce soit des personnes âgées doit sûrement jouer.) ce qu'était le Falun Dafa et pourquoi ces gens militaient à Spadina street, quartier Chinatown, avec leurs images de tortures et leurs grandes banderoles. Le Falun Dafa est une méthode, une pratique d'exercices et une philosophie de vie. Il se rapproche du yoga dans le sens où il appelle l'être humain à s'éveiller vers le meilleur de lui-même. Le gouvernement chinois procède à de véritables persécutions pour les gens qui choisissent le Falun Dafa comme philosophie de vie, avec entre autres, arrestations arbitraires, enfermements et tortures.. Feifei milite pour que la vérité soit connue et que ces persécutions cessent.. Et je suis de tout coeur avec elle.
*********
Si je parle également du yoga c'est que j'ai commencé à en faire dernièrement. Et je ne souhaite qu'une chose, être un peu plus stable pour suivre un peu plus régulièrement des séances. Le yoga est multiple et je pense que beaucoup de gens s'en font une image fausse. Je tenterai donc de parler de mon expérience au fur et à mesure...
Je remercie Marie de m'avoir aidé à mieux profiter de ma soirée au Inspirit Festival, où mon mal de dos, m'empêchait de me concentrer sur les paroles du moine Devamrita Swami, personne très "impressive" et rayonnante.
Pourquoi le yoga ? Parce qu'il fait partie de mon cheminement vers la voie de la non-violence... Ses valeurs s'accordent aux miennes... Comme d'habitude, je prendrai ce qui m'intéresse et laisserai le reste...
Kensington Market
Kensington Market est probablement l'un de mes quartiers préférés... Mais comme je n'ai pas encore fait le tour de Toronto, je ne le sais pas encore... ;-)
J'aime ce coin pour ses légumes frais, pour son falafel à 2.99$, pour sa poutine végane, pour ses restaurants végétariens et vegans (oui encore !! Et passionnément ! =) [Hibiscus, Urban Herbivore, Hot beans je vous aime !! =)], pour ses magasins bio, pour ses étals de légumineuses, fruits secs et fruits oléagineux, pour sa musique rock des années 70, pour ses couleurs, pour sa mixité, pour son petit côté hippie, pour son petit côté "invitation au voyage"...
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| Photos prises en soirée... |
Soit dit en passant, j'apprécie également énormément The Distillery District et le Harbourfront (port) avec son jardin musical, sa petite plage, son musée sur l'art Inuit etc etc etc...
mercredi 15 juin 2011
Le TARVE festival et La Compassion Week
"Don't do nothing because you can't do everything. Do something. Anything." Colleen Patrick-Goudreau.
Deux moments forts dans mon volontariat à Toronto...Deux festivals inspirants et motivants qui appellent à élargir son champ de compassion et à cesser progressivement nos paradoxes et nos incohérences dans nos relations avec les animaux non-humains.
C'est un long combat envers les habitudes ancrées et envers cette injustice endémique mais moralement injustifiable... D'où le véganisme (ou végétarisme selon les points de vues, qui peut sous-entendre une alimentation à base végétale "plant-based diet").
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| Moi et Colleen Patrick-Goudreau |
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| Samita Nandy, une personne vraiment adorable... |
Samita Nandy est une autre de ces personnes merveilleuses, rencontrée au TARVE, et que j'ai revu depuis lors d'une invitation surprise pour un repas confectionné par son père ! ;-)
Elle était la responsable marketing et média du festival et est pleine de ressources. Elle a aussi co-fondé l'organisation sans but lucrative "Nouveau Idea" qui aide les nouveaux talents ou les nouveaux projets artistiques à se faire connaître et les soutien dans leurs démarches.
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| Mickael Lanfield à gauche |
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| Samita Nandy, Louis Masset et Harold Brown |
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| Barbi Lazarus avec un autre volontaire. |
Comme le rappelle Colleen Patrick-Goudreau dans son livre "Vegan's Daily Companion", le mot "vegan" a été crée en 1944 par l'activiste anglais Donald Watson (1910-2005), le fondateur de la première organisation végane. Vegan de "Veg(etari)an", définit pour Watson, "a philosophy and way of living which seeks to exclude - as far as is possible and pratical - all forms of exploitation of and cruelty to animals for food, clothing or any purpose." [une philosophie et un mode de vie qui tend à exclure - autant que possible et que faire se peut - toutes formes d'exploitation et de cruauté envers les animaux pour la nourriture, les vêtements ou n'importe quel autre but.]
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| Une des photos présentes à l'exposition lors de la Compassion Week |
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| Une des affiches présentes lors du TARVE festival. ("Le lait - Vous pensez encore que c'est naturel?") |
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| Louis Masset, Samita Nandy, Leti, Christy, Bibi, Michael Lanfield... |
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| TARVE : Nourriture offerte par "Food not Bombs" qui offre des repas végétariens et véganes à partir de nourriture récupérée... |
jeudi 9 juin 2011
News en vracs
Beaucoup de choses se sont passées ces derniers jours et il m'est difficile d'entretenir ce blog comme il le faudrait.
Nous avons bougé de chez Jeff, (nouvel ami d'Alan ;-) il y a quelques jours pour retourner en auberge de jeunesse. Tout se passe au mieux mais il faudra faire en sorte que cette situation ne perdure pas, financièrement parlant. Actuellement nous en avons pour 170$ par personne et par semaine.
C'était un réel plaisir de connaître Jeff, cet homme est un ange. Le plus ennuyeux pour Alan maintenant c'est de manquer les play off ! ;-) [Espérons que Vancouver gagne la finale de Hockey...]
J'ai eu ma première interview il y a deux jours, dans une auberge de jeunesse. Il me reste plus qu'à remercier, attendre et relancer.
J'ai donc, il y a près de 3 semaines, commencé à chercher plus largement du travail et me concentre sur toutes les opportunités.
Alan a trouvé probablement un boulot temporaire. Ce n'est pas dans son milieu (lavage de vitres) mais que l'un d'entre nous ai au moins un job était la condition sinéquanone pour pouvoir enfin chercher un appartement, commencer à bouger de Toronto et visiter ce magnifique pays ! Il a rendez-vous demain à 13h. Il le prend du bon côté : l'idée de se retrouver à plusieurs centaines de mètres du sol l'amuse... ^^" Et puis c'est vraiment un bon plan financièrement parlant ! Nous verrons bien.
Alan et moi avons vu notre premier film en anglais. Expérience intéressante avec "Thor" qui n'est pas trop compliqué à suivre ! ;-)
Je me régale des nombreux restaurants et cafés végétariens/vegans de Toronto et me suis rendue "addict" des smoothies de Fresh ! =) Surtout depuis que l'un des deux resto se situe à 5 min de l'auberge de jeunesse... ;-)
Nous avons rencontré des filles de l'association Because I Am A Girl. Une association que nous avons très envie d'aider dès que nous pourrons ! =) Et ils embauchent ! ;-)
Léti (amie toulousaine arrivée à Toronto il y a moins de 3 semaines), dépitée de ne pas trouver de job aussi vite qu'elle le faisait avant, a décidé de partir au Aspey Valley Wildlife Sanctuary, et concrétise par là un rêve de plusieurs années. Je la suivrais bien si je ne m'étais pas déjà engagée auprès de la Toronto Vegetarian Association pour laquelle je ferai photographe et vendeuse de tickets pour la Compassion Week.
Mon projet de Wwoofing étant tombée à l'eau, je garde cette idée de côté (volontariat dans un sanctuaire animalier). Cela me permettra de faire vivre mon activisme autrement, d'autant plus que la "nature" et le contact avec d'autres animaux me manquent sérieusement (mon énergie vitale ;-)...
L'idée d'aider dans une farm sanctuary (exemple de l'une d'entre elles) m'a aussi traversé l'esprit sachant qu'il est possible d'être payée dans certains cas. Mais ce n'est pas ma priorité dans ce contexte...
La Cedar Row Farm Sanctuary se trouve à environ 1h30 de Toronto et je compte bien dès que possible me rendre sur place. Une ferme sanctuaire est un lieu où sont sauvés des animaux de l'abus, des négligences ou de l’abattage. Généralement c'est un havre de paix pour animaux non-humains issus de l'exploitation animale. Cela concerne donc généralement les animaux dits "de consommation" et subissant de plein fouet notre spécisme : bovins, porcins, oiseaux mais également équidés pour ne citer qu'eux. Ces endroits sont une des nombreuses formes de l'activisme pour les droits de l'Animal.
Nous avons bougé de chez Jeff, (nouvel ami d'Alan ;-) il y a quelques jours pour retourner en auberge de jeunesse. Tout se passe au mieux mais il faudra faire en sorte que cette situation ne perdure pas, financièrement parlant. Actuellement nous en avons pour 170$ par personne et par semaine.
C'était un réel plaisir de connaître Jeff, cet homme est un ange. Le plus ennuyeux pour Alan maintenant c'est de manquer les play off ! ;-) [Espérons que Vancouver gagne la finale de Hockey...]
J'ai eu ma première interview il y a deux jours, dans une auberge de jeunesse. Il me reste plus qu'à remercier, attendre et relancer.
J'ai donc, il y a près de 3 semaines, commencé à chercher plus largement du travail et me concentre sur toutes les opportunités.
Alan a trouvé probablement un boulot temporaire. Ce n'est pas dans son milieu (lavage de vitres) mais que l'un d'entre nous ai au moins un job était la condition sinéquanone pour pouvoir enfin chercher un appartement, commencer à bouger de Toronto et visiter ce magnifique pays ! Il a rendez-vous demain à 13h. Il le prend du bon côté : l'idée de se retrouver à plusieurs centaines de mètres du sol l'amuse... ^^" Et puis c'est vraiment un bon plan financièrement parlant ! Nous verrons bien.
Alan et moi avons vu notre premier film en anglais. Expérience intéressante avec "Thor" qui n'est pas trop compliqué à suivre ! ;-)
Je me régale des nombreux restaurants et cafés végétariens/vegans de Toronto et me suis rendue "addict" des smoothies de Fresh ! =) Surtout depuis que l'un des deux resto se situe à 5 min de l'auberge de jeunesse... ;-)
Nous avons rencontré des filles de l'association Because I Am A Girl. Une association que nous avons très envie d'aider dès que nous pourrons ! =) Et ils embauchent ! ;-)
Léti (amie toulousaine arrivée à Toronto il y a moins de 3 semaines), dépitée de ne pas trouver de job aussi vite qu'elle le faisait avant, a décidé de partir au Aspey Valley Wildlife Sanctuary, et concrétise par là un rêve de plusieurs années. Je la suivrais bien si je ne m'étais pas déjà engagée auprès de la Toronto Vegetarian Association pour laquelle je ferai photographe et vendeuse de tickets pour la Compassion Week.
Mon projet de Wwoofing étant tombée à l'eau, je garde cette idée de côté (volontariat dans un sanctuaire animalier). Cela me permettra de faire vivre mon activisme autrement, d'autant plus que la "nature" et le contact avec d'autres animaux me manquent sérieusement (mon énergie vitale ;-)...
L'idée d'aider dans une farm sanctuary (exemple de l'une d'entre elles) m'a aussi traversé l'esprit sachant qu'il est possible d'être payée dans certains cas. Mais ce n'est pas ma priorité dans ce contexte...
La Cedar Row Farm Sanctuary se trouve à environ 1h30 de Toronto et je compte bien dès que possible me rendre sur place. Une ferme sanctuaire est un lieu où sont sauvés des animaux de l'abus, des négligences ou de l’abattage. Généralement c'est un havre de paix pour animaux non-humains issus de l'exploitation animale. Cela concerne donc généralement les animaux dits "de consommation" et subissant de plein fouet notre spécisme : bovins, porcins, oiseaux mais également équidés pour ne citer qu'eux. Ces endroits sont une des nombreuses formes de l'activisme pour les droits de l'Animal.
Le spécisme :
Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier.
En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.
Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation ; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.
La lutte contre ces pratiques et contre l'idéologie qui les soutient est la tâche que se donne le mouvement de libération animale.
Ce site de par sa clarté et sa qualité graphique est intéressant à connaître à ce propos. Il a été crée entre autres par Yves Bonnardel, l'un des chefs de fil des Cahiers Antispécistes et également auteur.
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